Courir, c’est naturel.
Courir, c'est naturel

Courir, c’est naturel.

 

 

Vous voulez découvrir la foulée “naturelle”, rien de plus simple. Enlevez vos chaussures et essayez d’aller courir sur une surface dure telle que le goudron. En courant pieds nus, la plupart des coureurs qui ont une attaque talon, même ceux qui courent minimalistes, adoptent naturellement une foulée protectrice. Cette foulée met en oeuvre un comportement qui atténue l’impact au sol, qui réduit l’attaque talon et donc forcément augmente la cadence.

 

Plus le sol est ferme et dur, plus l’attaque talon est inconfortable à pieds nus et incite inconsciemment tout runner à se protéger les pieds et changer sa biomécanique.

 

Avez-vous déjà fait attention à la manière dont les enfants courent ? Il attaque le plus souvent avec l’avant pied, qui est bien capitonné, puis ils posent toute la plante du pied. Le talon ne reste que peu de temps au sol. Les foulées sont courtes, rapides et dynamiques. Leur foulée est instinctive et naturelle, sans apprentissage.

 

Chez l’adulte, cet instinct disparait par manque de stimulation et à cause du porte de chaussures modernes. Souvent, les chaussures qui réduisent les perceptions de la plante du pied, ajoutent un poids coûteux en énergie, et perturbent la biomécanique. Ces chaussures induisent une foulée différente que celle qui est naturelle.

 

La perte de nos habilités motrices tient aussi à la sédentarité. Les coureurs qui débutent mobilisent de l’énergie pour courir. La répétition améliore la mouvement et la biomécanique, afin de rendre la foulé plus efficace. Plus on court, plus on développe une technique protectrice: haute cadence, impact au sol léger, ceci afin de continuer à pratiquer le sport qui nous procure du plaisir.

 

La technique de course naturelle a certains avantages. La plupart des coureurs qui portent des chaussures de course traditionnelle posent d’abord le talon, entrainant une collision du pied au sol, et créant une onde de choc qui va aller jusqu’à la colonne vertébrale. Quand on court pieds nus ou avec des chaussures minimalistes, cela limite au maximum l’interface entre le sol et le pied. Le pied de l’homme est conçu pour tester le terrain par l’avant et amortir la collision du corps avec le sol et réduire ainsi les risques de blessures. De plus, une telle foulée permet de recycle une partie de l’énergie dépensée au moment de l’impact.

 

Des observations ont démontrer que la course d’endurance est le propre de l’Homme, Cette capacité du genre Homo de courir lentement mais longtemps est unique dans le règne animal. Ce fut un atout déterminant au cours de l’évolution de l’espèce humaine. Grâce à elle, nos ancêtres ont pu chasser des proies plus rapides mais bien moins endurantes.

 

Notre corps serait parfaitement adapté à la course:

  • Nos glandes sudoripares réparties sur tout le corps nous offre une thermorégulation uniques;
  • Nous possédons un ligament puissant dans la nuque qui stabilise la tête pendant la course;
  • Nos muscles fessiers sont adaptés à la course et stabilisent notre bassin;
  • Notre tendon d’Achille restitue l’énergie générée lors de l’appui du pied, au profit de la propulsion;
  • Nos articulations des genoux et des pieds, des disques vertébraux, de la voûte plantaires, absorbent les impacts tout en stabilisant nos mouvements.

 

Nous serions “conçus” pour courir… longtemps mais pas vite. Il existe une autre vérité, intangible. De nombreux animaux tel l’écureuil, le chat, le rhinocéros, battent l’homme sur la distance reine du sprint, soit le 100 mètres, mais en revanche aucun ne peut suivre l’homme ou la femme après plusieurs heures d’effort, pas même le chien, le cheval, le loup. La faculté que nous avons est enfouie en chacun de nous et est le résultat de l’évolution de plusieurs milliers d’années.

 

La perte de la foulée naturelle est d’abord, et avant tout, causées par les chaussures modernes. La principale conséquence biomécanique induite par la chaussure est l’augmentation de la force d’impact au sol, la vitesse du pied qui percute le sol, des paramètres souvent associés aux blessures. Les chaussures ont changé la manière dont nous courons et nous poussent à courir d’une manière pour laquelle nous ne sommes pas conçus ni adaptés.

 

La technique dite “naturelle” se définit par la présence de mécanismes naturels de protection, qui réduisent le risque de blessures par un impact plus efficace et une réduction de la vitesse de force lors de l’appui au sol. Cette technique est caractérisée par une cadence élevé (180 pas par minute), une mise au sol du pied faite en douceur (plat ou avant-pied). Cette technique est adoptée par les coureurs habitués à courir pieds nus, par les coureurs récréatifs équipés de chaussures minimalistes (supérieur à 70%) et les athlètes de niveau élite qui ont des années de pratique. Pour adopter cette nouvelle technique, la transition doit être graduelle, car elle augmente le stress mécanique sur le pied et le tendon d’Achille. 

 

Prudence est le mot d’ordre.

Lecture suggérée “La santé par la course à pied” de Blaise Dubois. 
Etude associée Daniel Liberman “The evolution of Marathon Running: Capabilitieses in Humans.

 

Madeleine Siffert

Madeleine Siffert

Madeleine (1972) a travaillé dans le monde du football professionnel avant de fonder Actifisio. En 2016, elle décroche un brevet de spécialiste en gestion PME. Amoureuse des voyages et de l'Asie, son travail de bénévole au sein de son Association Run4childrenmumbai lui tient à cœur. Elle passe son temps libre entre les cimes des montagnes et les vagues des océans.

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